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Rapporter de belles images du Luberon : ocres, villages, lumière

Ocres de Roussillon, bories, villages perchés : le Luberon se photographie surtout tôt ou tard, et se prépare à pied autant qu'à l'appareil.

Rapporter de belles images du Luberon : ocres, villages, lumière
Une image de travail liée au sujet de cette note.

La réponse tient en deux conseils : photographiez le Luberon au début ou à la fin de la journée, quand l'ocre et la pierre blonde prennent du relief, et choisissez deux ou trois sujets au lieu de courir le massif entier. Le reste est une question de marche : les beaux points de vue se gagnent à pied.

Pour préparer les sorties, le magazine Jas du Luberon est la lecture utile : il décrit le Luberon à pied, du sentier des ocres de Roussillon au GR9 et au GR97, avec les villages, les bories et les marchés au passage. C'est la matière dont sont faites les images.

Quels sujets photographier dans le Luberon ?

Trois familles d'images. Les ocres : les carrières et falaises de Roussillon, dont le rouge répond au vert des pins. Les villages perchés : Gordes, Bonnieux, Roussillon, à saisir depuis les points de vue qui les dominent plutôt que depuis leurs rues. Et le petit patrimoine : bories et murets en pierre sèche, qui demandent de la lumière rasante pour exister.

La règle qui simplifie tout : un sujet par sortie. Une matinée pour les ocres, un soir pour Gordes depuis la route en contrebas. C'est plus rentable qu'une boucle qui passe devant tout sans s'arrêter.

À quelle heure l'ocre et la pierre rendent-elles le mieux ?

L'ocre aime le matin, quand sa couleur reste saturée sans cramer les hautes lumières ; la pierre blonde des villages préfère la fin de journée. En plein été, la lumière de midi est dure et les ruelles deviennent un sujet en soi, entre ombre et soleil. Le Parc naturel régional du Luberon publie les informations pratiques sur les sentiers et les accès, à vérifier avant de partir, périodes de restriction incendie comprises.

Notre note sur l'heure qui compte plus que le matériel détaille le repère le plus simple : si votre ombre est plus longue que vous, la lumière travaille pour vous.

Comment organiser les images au retour ?

Par étape, pas par date. Une rando, un dossier : Roussillon le matin, Gordes le soir. Le tri se fait alors en dix minutes par étape et l'album de voyage s'écrit presque seul. C'est la méthode de notre guide pour organiser ses photos pour raconter un itinéraire, qui s'applique au Luberon comme ailleurs.

Retour à la maison, le même tri s'impose pour les photos du chien qui s'accumulent.

Les repères de cadrage servent aussi en altitude : une vue aérienne de la maison et de la parcelle se prépare comme un paysage, avec les limites du terrain en tête.

Sous une futaie, la lumière tombe autrement : une forêt de chênes en sous-bois demande de repérer les trouées avant de cadrer.

Rapporter de belles images du Luberon : ocres, villages, lumière
Un écran de consultation d'album en lumière douce.